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Une écrivaine vietnamienne a déclaré qu’elle avait été arrêtée pour la première fois après avoir participé à des manifestations en 2009, puis condamnée à dix ans de prison pour ses écrits et son soutien aux droits humains.
Au départ, elle pensait que le moyen de contrôle le plus utilisé par le gouvernement était la prison ; mais au fil des années, elle a constaté que les méthodes avaient changé.
Autrefois, de nombreux blogueurs, journalistes et avocats indépendants étaient surveillés, harcelés et emprisonnés, et leurs familles souffraient souvent elles aussi, avec des répercussions sur leur vie, leur travail et l’éducation de leurs enfants.
Ensuite, Internet a permis à davantage de personnes de partager des informations et de discuter des problèmes sociaux, et certaines organisations civiques ont peu à peu commencé à apparaître.
Cependant, tout en autorisant certaines organisations environnementales et d’intérêt public à travailler, le gouvernement vietnamien a continué à restreindre strictement les discussions sur la politique, la liberté d’expression et la liberté d’association.
Ces dernières années, même les militants écologistes peuvent être arrêtés.
Depuis 2018, la loi sur la cybersécurité et les technologies numériques ont rendu le contrôle plus discret : des contenus peuvent disparaître soudainement, des comptes peuvent être restreints, et des campagnes de dénigrement, de fausses informations et des signalements massifs peuvent aussi apparaître en ligne.
Ainsi, beaucoup de gens choisissent le silence avant même d’avoir eu l’occasion de parler.
Elle estime qu’à l’ère numérique, lutter pour la liberté d’expression ne consiste pas seulement à éviter la prison, mais aussi à protéger le droit des gens à parler, à être entendus et à participer à la vie publique.